Ce qui devient possible lorsque l’on se sent profondément soutenue

Portrait éditorial de Florentina Zabava dans un espace lumineux ouvert sur un jardin méditerranéen.

Les femmes qui viennent vers moi ont souvent déjà beaucoup réfléchi.

Elles ne découvrent pas soudainement qu’une autre vie professionnelle est possible. Elles ont observé, questionné, parfois exploré plusieurs possibilités, et perçoivent souvent avec une finesse remarquable ce qu’elles aimeraient voir évoluer ou prendre davantage de place dans leur vie professionnelle.

Certaines portent même depuis longtemps une vision qu’elles n’ont jamais complètement abandonnée.

Elles ne manquent ni de lucidité, ni de ressources.

Et pourtant, entre ce que l’on sait profondément et ce que l’on parvient réellement à faire vivre, il existe parfois un espace beaucoup plus complexe qu’il n’y paraît.

Car une évolution importante concerne rarement une seule décision professionnelle.

Elle touche aussi à ce que l’on souhaite préserver, à ce que l’on ne veut plus réduire, aux talents que l’on aimerait réunir autrement, à une vision qui demande davantage de place, parfois à une manière plus personnelle de contribuer.

Elle vient aussi rencontrer tout ce que l’on a construit avec soin, les responsabilités auxquelles on tient, les équilibres que l’on ne souhaite pas sacrifier, et cette part de nous qui pressent qu’une autre expression devient possible sans encore en connaître toutes les formes.

Lorsque ce que l’on pressent mérite enfin une vraie place

Lorsque toutes ces dimensions comptent, il ne s’agit pas forcément de réfléchir davantage.

Il arrive parfois un moment où ce que l’on pressent depuis longtemps mérite plus que notre attention occasionnelle, parce que nous sommes prêtes à accorder une place réelle à ce qui, en nous, n’a jamais complètement cessé d’insister.

Et peut-être qu’accepter d’être profondément soutenue commence aussi là, au moment où l’on accorde suffisamment de valeur à ce que l’on souhaite faire vivre pour lui offrir une place réelle dans notre vie.

Je connais bien ce passage.

Celui où l’on sent qu’il devient possible de donner davantage de place à ce qui nous anime profondément, sans avoir besoin de renier ce que l’on a construit ni de connaître déjà toutes les formes que la suite prendra.

Je l’ai moi-même traversé, bien avant qu’il ne devienne l’un des territoires que j’accompagne aujourd’hui. Il a profondément façonné ma manière d’envisager la réinvention professionnelle.

J’y ai appris à faire confiance à une intelligence plus large, celle qui regarde la réalité avec lucidité sans réduire l’avenir à ce qui est déjà visible.

Prendre au sérieux ce qui n’est pas encore visible

Peut-être est-ce là notre part d’audace : cette capacité à prendre au sérieux une possibilité avant que le monde extérieur ne l’ait encore validée.

Je crois aussi que ce qui nous appelle mérite mieux que d’être exalté artificiellement ou ramené trop vite à ce qui semble raisonnable. Cela mérite d’être rencontré avec profondeur.

Car certaines possibilités importantes n’arrivent pas dans notre vie sous la forme d’une certitude parfaitement construite.

Elles apparaissent parfois plus discrètement. Comme une direction que l’on reconnaît avant de savoir entièrement la nommer. Une manière de contribuer qui nous ressemble davantage. Des talents que l’on ne souhaite plus continuer à séparer. Une vision qui revient, malgré le temps, malgré les responsabilités, malgré toutes les raisons très légitimes que nous avons eues de nous consacrer à autre chose.

Ce qui compte profondément ne se présente pas toujours avec un plan.

Et vouloir attendre que tout devienne parfaitement visible avant de lui accorder de la valeur peut parfois nous conduire à laisser trop longtemps en suspens ce qui demandait simplement d’être regardé avec plus de sérieux.

C’est parfois là qu’une conversation véritable change quelque chose.

Non parce qu’une autre personne saurait mieux que nous ce que nous devons faire, mais parce qu’un regard suffisamment attentif peut nous permettre d’entendre autrement ce que nous savons déjà, de reconnaître ce que nous minimisions encore et d’envisager des formes que nous ne pouvions pas entièrement voir depuis l’endroit où nous nous tenions.

Une autre qualité de présence

Il existe une qualité particulière dans le fait de pouvoir déposer ce que l’on porte dans un espace où rien n’a besoin d’être simplifié trop vite.

Un espace où l’on peut regarder ensemble ce qui se dessine, laisser coexister ce qui semble encore contradictoire, reconnaître ce qui demande réellement de la place et rester suffisamment longtemps auprès d’une aspiration pour ne pas la ramener immédiatement à ce qui paraît familier ou déjà possible.

C’est aussi ce que le soutien peut rendre possible.

Non pas nous éloigner de notre propre autorité, mais nous permettre de l’habiter plus pleinement.

Car être profondément soutenue ne signifie pas remettre ses décisions entre les mains de quelqu’un d’autre.

Cela peut signifier pouvoir laisser une vision exister sans la diminuer pour la rendre recevable, approfondir certaines questions plutôt que les refermer trop vite, et regarder ce que l’on souhaite construire avec autant de sérieux que tout ce que l’on a déjà appris à protéger.

Il arrive peut-être aussi un moment où choisir cette qualité de soutien dit quelque chose de la valeur que nous accordons désormais à ce que nous souhaitons faire vivre.

Non parce que nous serions moins capables d’avancer seules.

Mais parce que certaines aspirations ont cessé d’être de simples possibilités auxquelles nous revenons de temps en temps. Elles comptent suffisamment pour que nous choisissions de leur offrir de l’attention, de la profondeur et des conditions à la hauteur de ce qu’elles représentent pour nous.

Ce qui habite ma manière d’accompagner

C’est une conviction qui habite profondément ma manière d’accompagner.

Je ne crois pas que mon rôle soit de savoir mieux qu’une femme ce qui est juste pour elle, ni de lui offrir une réponse préfabriquée à un moment de vie qui demande infiniment plus de finesse.

Je crois à la valeur d’une présence qui accueille toutes ses dimensions, y compris cette part plus audacieuse d’elle-même qui sait parfois avant de pouvoir expliquer.

Une présence qui ne décide pas à sa place, mais qui ne réduit pas non plus ce qu’elle porte.

Qui sait rester auprès d’une question assez longtemps pour qu’une réponse plus personnelle puisse apparaître.

Qui prend au sérieux ce qui cherche à vivre.

Je crois que certaines évolutions professionnelles ont besoin de cette qualité de présence.

Et qu’il arrive un moment où choisir d’être soutenue n’est plus une manière de chercher une réponse, mais une manière de reconnaître la valeur de ce que l’on est prête à faire vivre.

Alors la suite ne devient pas forcément plus simple. Mais elle peut devenir plus vaste, plus personnelle, et parfois beaucoup plus proche de ce que l’on savait déjà sans avoir encore trouvé les conditions pour le regarder pleinement.

Que deviendrait la suite si vous accordiez enfin à ce qui cherche aujourd’hui à prendre davantage de place toute la valeur que, quelque part en vous, vous savez déjà que cela mérite ?

Si cette réflexion rencontre quelque chose que vous pressentez depuis longtemps, vous pouvez découvrir ici la manière dont j’accompagne les femmes qui choisissent d’accorder une place réelle à ce qu’elles souhaitent désormais faire vivre.

Découvrir mes accompagnements individuels